Frogita, un jour ton prince viendra...
Après moultes hésitations, j’y suis allée en province… à Lille, ce we.
Première étape : prendre les billets de train par internet. Bien évidemment, n’ayant aucun mouflet l’idée que ça puisse être les vacances scolaires ne m’a pas effleuré une seconde l’esprit ! Donc pas un seul tarif réduit disponible… allez hop 70 euros aller-retour, soit un tiers de shoes digne de ce nom.
Deuxième étape : retirer les billets de train à 15 min du départ à une borne. Billet du retour OK, billet de l’aller illisible ! H-8 min du départ le contrôleur nous dit d’aller faire la queue aux caisses pour réclamer, c’est un grand comique lui… finalement le numéro du train et la date de départ sont presque lisible, il nous laisse monter. Par contre pour s’asseoir, les numéros de place étant illisible, on le fait au pifomètre.
Troisième étape : la soirée lilloise. Autant dire que jusque là je suis d’une humeur exécrable comme je sais bien le faire (la pauvre copine qui a dû faire le voyage avec moi pourra certifier qu’elle doit son salut à la présence de mon nano qui m’a bien isolée du reste du monde). A 18h30 début de l’apéro, je ne cause pas, j’écoute et j’enchaîne les flûtes... voilà suis un peu plus détendue. Evidemment je l’ai joué cool pour une fois, j’ai ramené le jeans, elles ont toutes fait péter la jupette ou la robe un peu plus élaborée (pas toujours une réussite) ! … pour aller manger le couscous !
Au repas on se rassemble par affinité : les parisiennes ensembles, normal. Et ben vous le croirez ou pas, y a des lillois qui se travestissent en versaillais. On a eu couple spécimen d’inséparables tout droit sorti du 78 et pourtant bien lillois. Ca faisait peur.
Après le repas direction le bar qui fait aussi office de « dancing ». Premier arrêt trop de monde on finit à l’Ubu. Bon ben on a eu droit à tout la dedans : les mecs qui font danser le rock aux nanas de façon bourrine sur à peu près toutes les musiques (de la techno au disco). Et en plus incapables de faire ça en silence : « aaaaaaaaallez et ça tourne !! oh oui c’est booooooon ça !! aaaaaaaaaallez ! ». J’avoue que mon talon aiguille s’est quelques peu enfoncé, de façon totalement involontaire (si si), dans la jambe d’un de ces messieurs qui n’arrêtait pas de se jeter dans sa danse de vaches folles sur nos sièges.
A 2h30 j’ai craqué, l’appel du lit étant le plus fort.
Sur le chemin du retour, on passe devant le commissariat qui est aussi le lieu de tapinage (véridique !!), au moins ces dames sont en lieu sur. On se fait traiter de troupeau de vaches sur talons par un travesti… à la limite c’est le seul moment que j’ai trouvé de drôle dans la soirée. En plus j’avais de plus belles chaussures que lui !
Dimanche retour à la capitale…
Pour vite se remettre dans le bain, thé et gateaux au Park Hyatt, Vendôme... aux grands maux les grands remèdes.
il y a des fois où je me demande si je suis atteinte de parisianisme aigu ?