Frogita, un jour ton prince viendra...
Ne pas se fier au titre, je ne vais pas faire mon aigrie sur « tous les mecs sont des salauds » (même pas le truc républicain).
Non non loin de là, je dirais même que j’ai passé du bon temps avec des salauds. Chacun différent à sa façon.
Le premier m’a accompagnée au cinéma. C’est le héros du film Arrivederci Amore, Ciao, de Michele Soavi (réalisateur de Dellamorte Dellamore avec le beau mais inaccessible Rupert ). Le salaud est joué par un certain Alessio Boni, peut être une star en Italie mais jusque là inconnue de moi même. Et là je craque… mama mia, mi amore et tutti quanti, qu’est que tu es beau mon gars…. Ca donnerait presque envie de se mettre à l’italien (la langue bien sur). Pour revenir au film, rapido le synopsis :
Giorgi, un gauchiste idéaliste devenu terroriste, retourne en Italie après un exil en Amérique Centrale afin de mener une vie normale. Faisant chanter d'anciens militants, il obtient une peine de prison réduite. Une fois libéré, il sombre inexorablement dans une spirale infernale faite de violence et de crime.
En fait il cherche surtout à être réhabilité. Et cela par tout les moyens. Là où c’est un beau salaud c’est qu’il n’hésite pas à vendre ses anciens potes (pour le coup on ne peut lui en vouloir), à manipuler pour coucher avec la femme blonde qui le branche à mort, à tuer pour ne pas être trahi, à épouser une gentille brunette catholique pour paraître bien. Il aime avoir une possession sur les femmes : quand le première fois la brunette décide de rester chaste il lui sort un sublime « tu pars, tu me perds ». Le pire c’est que tout le long du film on se dit « ce mec a une âme », car il est sans cesse hanté par un crime qu’il a commis dans sa jeunesse. On imagine bien le happy end de la rédemption, ben que dalle … Salaud jusqu’au bout (je ne vous raconte pas) même si par moment il peut paraître un peu naïf vis à vis du policier corrompu (interprété par Michele Placido) avec qui il travaille ou simplement amoureux de sa femme.
Je le vous conseille donc, en VO of course pour la beauté de la langue (j’en frissoune).
Mon deuxième salaud est venu me rejoindre sur mon canapé le temps de visionner le DVD Match Point. Et bien oui je ne l’avais pas encore vu ! N’ayant jamais été adepte de Woody Allen (à dire vrai je crois en avoir vu très très peu, je n’arrive même pas à me rappeler le dernier, mais je vais me rattraper – mais pour le coup je vous épargnerais le laius « ce n’est pas un vrai Woody Allen »), je ne m’étais pas précipitée au ciné lors de sa sortie. Et bien ce fut une agréable découverte. L’ascension d’un bel arriviste interprété par Jonathan Rhys-Meyers (non mais qui ne verrait pas arriver à mille lieux un prof de tennis amateur d’opéra ?) qui se veut salaud mais qui a des fois un peu de mal. Fada de la blonde (Scarlett Johansson), il épouse la gentille brune (Emily Mortimer), mais devient l’amant de la blonde qu’il met enceinte alors que sa femme n’arrive pas à tomber enceinte. Histoire qui pourrait être classique. Là où le suspense se met en place c’est que le personnage semble vraiment déchiré entre la passion qu’il a pour la blonde et son confort social et matériel qu’il a avec sa femme. Son indécision le conduit à l’irréparable, au crime, avec la maladresse d’un débutant (la scène du crime peut être presque risible). Mais là notre salaud (ce n’est pas tout à fait un vrai) s’en veut et a des remords, et limite si justice doit être faite elle le sera, si tel est le destin. C’est sans compter sur la chance qui est aussi une des philosophies du film : le travail compte dans le destin qu’on a, la chance encore plus. Le film débute sur ces mots « on a peur d’admettre tout ce qui dans la vie dépend de la chance et tout ce qui échappe à notre contrôle. Dans un match quand la balle frappe le haut du filet, avec un peu de chance elle passe et on gagne. Ou bien elle ne passe pas et on perd ». Cette image de balle qui passe ou pas intervient à un moment du film où on croit savoir comment ça va finir, mais là encore tout est question de chance qui maintient en haleine jusqu’au bout.
Le tout est superbement orchestré sur fond d’opéra, très beau.
Bon en résumé j’ai passé le we avec des salauds qui tuent, qui aime passionnément les blondes mais qui épousent des brunes pour le confort qu’ils ont du mal à mettre enceintes, et en plus ils s’en tirent avec les honneurs ! En plus ils avaient presque de faux airs de ressemblance tous les deux… si si
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Alessio |
Jonathan |
Morale : en ce moment j’ai envie vraiment de me conduire en vraie salope façon ces types… machiavélique à souhait…mais bon je ne sais pas faire...je cherche encore la Merteuil qui sommeille en moi!