Frogita, un jour ton prince viendra...
C’était une soirée normale ou presque comme les autres. Partie tôt du bureau, petit jogging, stretching, sauna, la life trop dure quoi … si si quand même un peu dure vu que je dois renouveler mon abonnement à la salle de sport début janvier et franchement il va falloir que je racle les fonds de tiroirs, et ça perturbe une séance de sauna ce genre de chose.
Rencontre inattendue dans les ascenseurs, attitude de flambie façon François Hollande - je m’épaterais toujours, moi et ma grande gueule, à adopter une attitude de quasi mutisme au moment où il faut savoir justement l’ouvrir, en même temps si j’avais dit quelque chose, cela aurait été peut être un peu trop cynique comme je sais si bien faire, mais totalement inapproprié sur le moment. Bref oublions ce passage ainsi que mes impulsions smsiques.
Tout ça pour dire que me voilà à glandouiller sur mon canapé, à zapper comme une folle car il n’y a pas grand chose de bien intéressant à la télé, quand d’un coup je tombe sur un film, si on peut appeler cela comme ça, « Killer Cat »… des chats qui tuent. Et là un fait de la journée me revient en mémoire, un truc atroce. Et je pèse mes mots. Sur le moment ça m’a tellement traumatisée que mon inconscient avait oublié.
Je me rendais à la salle de sport (voir au début) par un raccourci dans le Bois de Boulogne qu’à chaque fois je trouve. Soudain au milieu de la route un truc qui gigote, je ralentis … c’est un chat qui a été heurté par une voiture qui est en train d’agoniser. Je stoppe devant essayant de le contourner, de chaque côté c’est saturé de voitures garées. Derrière moi ça klaxonne, ça s’énerve, je dois prendre une décision … oui vous vous doutez de laquelle… j’essaye de rouler en espérant que comme il est au sol il ne touchera pas… j’ai senti un « poc poc »… c’était horrible, je n’avais pas tué cet animal mais je me suis atrocement sentie coupable. Je ne ferais pas de mal à une mouche. De plus la voiture virulente et klaxonneuse derrière moi me dépasse, sa conductrice me lance un regard méchant, pour avoir ralenti sa course ou regard accusateur d’être à l’origine de l’agonie de la pauvre bête ? je ne le saurais jamais. Et donc ce film passe sur le câble, avec des chats super doués, même qu’ils défoncent des portes à pattes nues et griffes dehors. Je me suis demandé si c’était là le fantôme du chat qui revenait me hanter.
Non décidément hier était une bien piètre journée…